Oppression vs. oppression
Dénoncer ce qui nous stigmatise est important… Mais il vaut mieux éviter de comparer les oppressions. Un processus qui fait rarement des gagnant(e)s.
C’est sous cette rubrique que l’on retrouve les différents éditos publiés et les moments coups de gueule du blogue de Grossophobie.ca – Infos & référence.
Dénoncer ce qui nous stigmatise est important… Mais il vaut mieux éviter de comparer les oppressions. Un processus qui fait rarement des gagnant(e)s.
Au cours des dernières années, plusieurs personnalités publiques et marques sont passées dans le tordeur de l’opinion publique. Pour des gestes ou paroles remontant à plusieurs années dans certains cas. Ou encore par la démonstration de ce que certaines personnes qualifieraient de « dissonnance » (ex. se dire pro-diversité corporelle après avoir lancé une collection de vêtements qui arrête à XXL).
Faire une rétrospective de tout une année en un billet? Gros contrat! Mais il n’en demeure pas moins que plusieurs moments de 2019 méritent d’être soulignés. Pour les bonnes – ou des moins bonnes – raisons!
Cette semaine, on a vu une vidéo publicitaire passer sur certaines chaînes télévisées. L’annonce montre une femme caucasienne et grosse en train de manger une salade. Son visage semble triste, découragé.
Rendez-vous le jeudi 28 nov. à 10h30 pour le lancement d’une pétition demandant la modification de l’art. 10
de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec afin d’y inclure la discrimination basée sur l’apparence physique, incluant la taille et/ou le poids des individus.
Le contenu auquel l’équipe s’expose est souvent plus désagréable qu’autre chose. Et l’exposition à ceci peut créer un sentiment de fatigue et d’impuissance face au phénomène grossophobe.
Comment peut-on commencer à MIEUX soigner les personnes grosses, dès le départ ? Pour avoir à MOINS les soigner, en bout de ligne ?
Du moins, pas de t-shirts promotionnels et autre tops corporatifs, au-delà d’un XXL. Ou alors cette industrie ne veut / sait pas qu’elles existent.
Certaines des publications récentes sur le blogue et la page Facebook de Grossophobie.ca ont démontré qu’il semble y avoir beaucoup d’incompréhension quant aux propos formulés par notre équipe de rédaction face à la « célébration » de la perte de poids.
Quand une personne grosse s’expose, voire se dénude, on s’extasie devant son courage. Quand elle fait preuve de leadership, lance des mouvements, ou même des compagnies, on s’en impressionne. S’impressionne-t-on autant quand une personne non-grosse le fait? A-t-on de si basses attentes face aux personnes grosses, ou nos attentes sont-elles plus hautes pour les non-gros?