Demain, le mercredi 4 mars 2026, ce sera (encore) la Journée mondiale de la grossophobie, euh… de l’ob*sité.
C’est souvent une journée extrêmement difficile pour les personnes grosses en matière de discours tenus et de représentation dans les médias.
Plus de 10 ans, déjà…
Depuis 2020, le 4 mars est une occasion de plus d’aborder de façon insensible et non-inclusive la question du poids corporel, la plupart du temps en médicalisant et pathologisant les corps gros sous une seule étiquette morbide. (De 2015 à 2019, c’est le 11 octobre que se tenait ce festival de discours stigmatisants…)
Et, depuis tout ce temps, le portrait médiatique que l’on peint des personnes grosses est, au mieux, sombre et… au pire, carrément déshumanisant. On les montre(ra) sans tête ou de dos. Occupées à manger goulument un burger (ou une salade, mais avec un air dépité). On les verra en train de se (faire) peser, mesurer ou en train de se faire faire la morale par un spécialiste de la santé. Je vous le donne en mille. Dans les images et les discours disséminés un peu partout, les personnes grosses (aur)ont le bourrelet exacerbé, les cuisses qui frottent, la sueur dégoulinante, la mine basse et le capital de sympathie à zéro.
Sur nous, sans nous
Le pire dans tout ça, c’est l’absence quasi-totale de personnes grosses non-grossophobes dans une conversation qui les concerne à part entière mais dont on les exclut sans même y penser.
Pourriez-vous imaginer un 8 mars sans la présence des femmes?
Un mois de l’histoire des Noirs sans personnes noires qui prennent la parole?
Une Journée nationale de la vérité et de la réconciliation sans la présence des Premières Nations, Inuit et Métis?
Une Fierté sans personne 2SLGBTQIA+?
C’est pourtant ce qui arrive chaque année le 4 mars. On parle des personnes grosses, on se désole ou s’alarme sur leur présence et on règle leur sort, le tout sans jamais leur demander leur avis. Sans leur offrir de participer à la conversation. Sans leur demander quelle est leur réalité.
Pour reprendre un slogan connu : « Nothing about us without us is for us. » (« Rien sans nous et sur nous n’est pour nous. »
P.S. : Je tiens à souligner que, par le passé, l’animatrice Geneviève Pettersen m’a souvent offert un micro en cette journée médiatiquement pénible. J’en profite pour saluer sa sensibilité à la question de la grossophobie et j’ai très hâte qu’elle retrouve une plateforme où j’espère avoir la chance de discuter à nouveau de cette question avec elle.
P.P.S : Pour du contenu humain et intéressant sur les questions liées au poids corporel et à la santé, jetez un oeil du côté du côté des organismes et personnes suivantes:
- ÉquiLibre
- Apparences trompeuses (par le Collectif Vital)
- Professeur Benoit Arsenault et ses Voies métaboliques (Facebook – Instagram)
- Michelle Houde alias La MD colorée (Facebook – Instagram)
N’hésitez pas à partager en commentaires vos ressources favorites!

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