Gérer le contenu grossophobe sans s’épuiser

On vit présentement un bombardement de contenu grossophobe en tous genres. Entre les publicités pour perdre du poids, les articles bourrés de préjugés et les discours médicaux grossophobes, c’est parfois difficile de reprendre son souffle. 

D’ailleurs, au cours des derniers mois, plusieurs lectrices et lecteurs nous ont souligné du contenu problématique ; c’est un signe de confiance grandement apprécié. À travers ces « signalements », on constate que plusieurs sont épuisé(e)s par cette nouvelle vague de grossophobie dans les médias.  

Voici donc quelques conseils pour aider à traverser les périodes plus difficiles. 


Les réseaux sociaux

Réduire son temps sur les réseaux sociaux – ou simplement arrêter de les consulter pendant quelques temps – peut être une façon simple de se donner une petite pause. Lorsqu’on se sent fatigué(e) ou plus sensible, on peut réagir plus émotivement ou être davantage affecté(e) par le contenu auquel on est exposé(e). C’est normal d’être frustré(e), découragé(e) ou épuisé(e) d’être exposé(e) à ce type de contenu.

Plutôt que de s’engager dans une discussion avec des personnes grossophobes ou des trolls, prendre une pause ou fermer la page pour la journée est une bonne façon d’éviter de s’épuiser. 

Les personnes grosses et leurs allié(e)s n’ont pas le devoir d’éduquer, de convaincre ou d’argumenter avec les personnes qui tiennent des propos grossophobes. Ceux qui en ressentent l’énergie peuvent le faire, mais il faut entamer une bonne réflexion sur ses capacités physiques et mentales AVANT d’investir son temps et son énergie à des échanges parfois futiles.  

Consulter du contenu qui fait du bien, comme des vidéos humoristiques ou un article sur un autre sujet peut également permettre de réduire la fatigue ressentie. Faire le ménage des comptes suivis est aussi un excellent moyen de gérer le contenu auquel on veut être exposé(e). Se désabonner des pages qui publient du contenu stigmatisant ou anxiogène (même si on s’y est abonné[e] pour dénoncer les contenus malfaisants) est parfois nécessaire. On a toutes et tous un seuil de tolérance différent face à ce type de contenu. Bien connaître ses limites permet d’éviter l’épuisement.


Certains jours, la meilleure chose à faire est de fermer son téléphone (ou son ordinateur) pour se recentrer. 


Ce n’est pas personnel

Les discours grossophobes qui émergent dans les réseaux sociaux et les médias prennent parfois des tournures personnelles, comme un échange d’insultes ou des attaques sur l’apparence personnelle d’une personne. Peu importe la provenance, ce n’est jamais acceptable. Il est important de se rappeler que les commentaires des autres sont surtout un exposé de leurs préjugés. La valeur d’une personne n’est jamais déterminée par son poids ou son apparence physique. Mieux vaut éviter les arguments personnels et se retirer de la conversation si l’autre (ou les autres) s’engagent dans ce type de comportements. 


Demander de l’aide pour mieux lutter

Si, malgré tout, la grossophobie devient trop difficile à gérer, on vous encourage à en parler avec une personne de votre entourage, un(e) professionnel(le) de la santé mentale ou de consulter un service d’aide téléphonique comme le 811.

Parce que prendre soin de soi, c’est aussi une façon de lutter contre la grossophobie. 


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À propos de l'auteur(trice)

Catherine Labelle

Catherine Labelle est réviseure et rédactrice adjointe de Grossophobie.ca - Infos & référence. Elle s'est d'abord fait connaître par des collaborations avec le blogue Dix Octobre. Elle est diplômée en travail social (B.A. - Université McGill) et en traductologie (M.A. - Université Concordia).

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