«Oui mais moi, j’trouve pas ça beau.»

Depuis quelques années, une des répliques courantes sur les médias sociaux, lorsqu’on présente des modèles taille plus, est à l’effet de la beauté. Ou plutôt des goûts personnels.

Les fameux «Moi, j’aime pas ça.» et «Je trouve pas ça beau».

Mais est-ce que les goûts sont des arguments ? Et si oui, sont-ils des arguments valables ?


Les préférences esthétiques : un argument valide ?

Certaines personnes adorent Picasso. D’autres le détestent.

Il y a des gens qui préfèrent les chiens. D’autres, les chats.

Qui a «raison», qui a «tort» ?


La vraie question…

… serait sans doute POURQUOI autant de personnes ne trouvent pas ça beau, un corps gros ?

Est-ce que ça pourrait avoir quelque chose à voir avec le fait que depuis au moins 50-60 ans, le modèle de beauté est à la minceur ou, du moins, à la «non grosseur» ?

Le fait qu’on n’est simplement pas habitué(e)s d’en voir pourrait-il avoir une influence ?

Certes, ces préférences esthétiques ne sont pas des choix conscients. Ils ont en grande partie le résultat d’une exposition à un modèle de beauté très homogène depuis plus d’un demi-siècle.

Comme avec n’importe quoi, l’exposition peut agir comme outil «d’insensibilisation».

De la même façon qu’on peut exposer des personnes à certaines substances allergènes pour rendre leur réaction allergique moins grave, on peut aussi exposer son oeil et son esprit à des esthétiques qui, traditionnellement, suscite le jugement, voire le dégoût, pour finir par développer des réactions plus tolérantes et… moins violentes.


Et comment on change ça ?

Les médias sociaux peuvent certes être des ennemis redoutables, quand on lutte contre la grossophobie. Mais ils peuvent aussi être des outils formidables.

Une des façons les plus efficaces de «s’habituer l’oeil» à la présence et à l’esthétique des corps plus gros demeure donc, comme on l’expliquait plus tôt, de s’y exposer. Tout simplement.

Et ça tombe bien. Les grosses personnes inspirantes ne manquent pas sur les réseaux sociaux !


De l’inspiration qui vient d’ici…

Voici quelques comptes Instagram québécois qui contribuent à l’amélioration de la représentation des corps gros :


… et d’ailleurs !

Et pour les personnes qui seraient intéressées à s’abonner à des comptes anglophones :


Conclusion ?

On ne peut certainement pas tout aimer.

Mais on ne peut pas respecter uniquement ce qui nous plaît !


Partagez !
À propos de l'auteur(trice)

Edith Bernier

Fondatrice de Grossophobie.ca - Infos & référence, conférencière et consultante, elle lutte activement contre la grossophobie depuis 2017. Elle a écrit sur les préoccupations des femmes taille plus en voyage (sur La Backpackeuse taille plus) pendant 6 ans.

Écrivez le premier commentaire !

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée ou partagée.


*